La dilatation des artères autres que cardiaques est depuis quelques mois traitée dans cet établissement par un nouveau laser vasculaire.

La Clinique Rhône-Durance spécialisée dans l’angioplastie périphérique

Cette technologie de pointe vient ainsi compléter les équipements très modernes de l’établissement.

rhone-plateau01L’angioplastie périphérique (ou dilatation des artères autres que cardiaques) consiste à déboucher ou dilater des rétrécissements présents sur les artères et gênant la bonne irrigation des tissus sous-jacents. Elle concerne le plus souvent les artères des jambes (artérite des membres inférieurs) ou du rein.

Un traitement par des techniques cardiovasculaires plutôt que par la chirurgie classique, c’est le choix opéré par la clinique Rhône-Durance d’Avignon. Au moins deux éléments, que développe le Dr Jérôme Brunet, cardiologue, font que l’on s’oriente aujourd’hui davantage vers l’angioplastie plutôt que la chirurgie : « Nous choisissons tout d’abord cette technique pour son caractère mini-invasif qui nous permet une prise en charge en ambulatoire. Ensuite, le développement de maladies chroniques telles que le diabète, mais aussi le vieillissement de la population, font que, pour des raisons anatomiques, les résultats de sutures sont moins bons sur le bas des jambes. Ce phénomène, on ne le rencontrait pas il y a 20 ans », explique le médecin.

Pour faire face à l’accroissement des besoins de la population, l’établissement vauclusien du groupe Médipôle Sud Santé est, depuis quelques mois, équipé d’un nouveau laser, « le premier du genre pour un établissement privé en France », précise le Dr Brunet. « On observe parfois un problème de resténose, c’est-à-dire la reformation du rétrécissement précédemment supprimé de l’artère. Le laser permet de brûler cette couche de prolifération. » Ce nouvel équipement doit permettre le traitement d’une vingtaine de patients par an sur les 800 à 900 que reçoit la Clinique Rhône-Durance. En outre, l’utilisation de ce laser s’avérera complémentaire de l’utilisation de ballon d’angioplastie pourvu d’une molécule anti-prolifération se diffusant dans les parois du vaisseau. « Ce ballon n’est pas pris en charge par la sécurité sociale, rappelle le Dr Jérôme Brunet. Mais la clinique a fait le choix de l’offrir aux patients. »